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Patrimoine

Comment la guerre menace le riche patrimoine archéologique ukrainien


La guerre menée depuis le 24 févier 2022 par Moscou en Ukraine est lourde de conséquences au plan humain et matériel. Elle entraîne également un dommage collatéral de taille : le riche patrimoine archéologique du sud et de l’est de l’Ukraine est aujourd’hui menacé. Il faut dire que ces zones, particulièrement touchées par l’invasion russe, sont aussi celles où se concentrent des sites archéologiques majeurs ainsi que les institutions qui en recensent les trésors et les conservent.

La guerre en Ukraine a mis fin à la collaboration entre les chercheurs russes et ukrainiens qui domine la recherche sur l’histoire ancienne du nord de la mer Noire.

Si les institutions scientifiques comme le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg et quelques chercheurs russes soutiennent bruyamment l’intervention militaire russe en Ukraine, une partie des spécialistes de l’histoire ancienne de cette région a trouvé plus prudent de garder le silence ou de passer le printemps en Europe centrale ou occidentale.

L’essentiel des collaborations entre les institutions scientifiques russes et leurs homologues occidentales ont été suspendues depuis le début de l’invasion russe. C’est le cas aussi bien pour le CNRS que pour les institutions dont sont issus les archéologues polonais qui fouillaient avec des Russes à Tanaïs, site grec du IIIe-Ier siècle, près de Rostov-sur-le Don.

Les recherches archéologiques menées en Ukraine sur le patrimoine antique sont suspendues du fait du manque de disponibilité des archéologues ukrainiens et du danger. Les fouilles ukraino-polonaises à Olbia du Pont sont ainsi interrompues, du fait de la proximité de la ligne de front, mais le travail de recherche à distance se poursuit.

Les combats dégradent des sites archéologiques

Les combats menacent les sites archéologiques et les musées. Des kourganes (tumuli recouvrant des tombes), dont certains utilisés pendant plusieurs millénaires, ont ainsi été endommagés dans la région de Kherson par les travaux de fortifications ou par les combats. Ils constituent en effet des points hauts dans un paysage de steppe et servent traditionnellement d’observatoire lors des conflits.

La réserve archéologique d’Olbia, située à l’ouest du port de Mykolayiv, au sud de l’Ukraine, a également reçu des projectiles russes.

Les travaux de fortification et leur corollaire, le creusement de tranchées, permettent la découverte de complexes archéologiques. Mais ceux-ci ne peuvent qu’être endommagés du fait du conflit et de l’urgence des travaux. C’est ce qui est arrivé en mai à quelques kilomètres au nord d’Odessa, où des militaires ont découvert des tessons et amphores qu’ils ont aussitôt apporté au musée archéologique de la ville.

Les musées ukrainiens mènent depuis la fin février une politique de protection de leurs collections, en les emballant ou en les évacuant vers des endroits plus sûrs.

Cette démarche est soutenue par différentes institutions et associations européennes, qui fournissent du matériel de protection, mais aussi des scanners pour préserver les archives. Ainsi le Polish Support Center for Culture in Ukraine coordonne l’aide de plusieurs musées européens notamment pour les musées de Kyiv, d’Odessa et d’Izmaïl et la réserve archéologique d’Olbia, aux riches collections antiques. L’aide est beaucoup plus limitée dans les villes les plus exposées aux combats (Kharkiv, Mikolayiv).

Cette solidarité internationale s’est aussi illustrée dès le 28 février 2022 par un effort de sauvegarde des ressources numériques sur le patrimoine ukrainien, ce qui inclut les archives en ligne des revues scientifiques.

Mais toutes les collections n’ont pas pu être mises à l’abri à temps, notamment dans le sud de l’Ukraine, où les villes sont tombées très rapidement aux mains des envahisseurs ou ont été encerclées.

Propagande russe

Le musée régional des traditions locales de Kherson a réouvert. À Melitopol, où l’armée russe est entrée dès le 25 février, le sort des collections est mieux connu. Les principaux objets ont été dissimulés par les responsables du musée dans l’espoir qu’ils échappent aux Russes et qu’ils puissent être évacués vers le territoire ukrainien non occupé.

Après leur découverte par les troupes russes, les médias russes ont titré sur la préservation de la collection, car les troupes russes ont empêché l’évacuation. Le directeur du musée, nouvellement nommé par l’administration russe, E. Gorlachev a ainsi présenté aux médias russes une partie des collections « préservées », qui inscrivent pour le public russe Mélitopol dans le monde russe : les objets d’art scythe et les collections militaires liées notamment à la Grande guerre patriotique, autrement dit la Seconde guerre mondiale.

La propagande russe insiste ainsi sur la volonté de maintenir les collections sur place, probablement dans l’idée que ces territoires du sud de l’Ukraine ont vocation à être intégrés à la Russie.

À Marioupol, encerclée dès le 2 mars, le musée a subi des dégâts importants lors des combats. Le sort des collections est peu clair. La directrice du musée des traditions locales affirme qu’il ne reste que 5 % des collections, qu’elle a confiées aux autorités de l’autoproclamée République populaire de Donetsk pour évacuation à Donetsk.

Si les autorités séparatistes mettent en avant la nécessité de la protection de la collection, du fait que le musée de Marioupol, fortement endommagé, n’est plus en mesure de préserver les collections, le Ministre de la Culture et de la Politique de l’information ukrainien, O. Tkatchenko s’inquiète, sur son compte Telegram, du sort final de ce patrimoine et craint que ces objets soient plus tard envoyés en Russie.

Le sort du reste de la collection est inconnu : dissimulé par des Ukrainiens, pillé, détruit pendant les combats ?

Selon la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l’Ukraine, des Russes armés visitent les résidences des collectionneurs privés, et envoient les objets précieux en Crimée. Si cette dernière affirmation doit être vérifiée, il n’en reste pas moins que le contrôle du patrimoine antique est un des enjeux de ce conflit, puisqu’il a une dimension identitaire forte.

La Crimée, enjeu patrimonial et identitaire

Cette dimension identitaire était déjà un enjeu important avec l’occupation de la Crimée par la Russie en 2014. Le patrimoine archéologique de cette région est depuis lors au cœur d’un conflit entre la Russie et l’Ukraine.

L’exposition « La Crimée : or et secrets de la mer Noire » organisée à Amsterdam en 2014 abritait des objets en provenance des musées ukrainiens de Crimée, liés notamment au monde scythe.

Les Scythes vivaient dans les steppes du nord de la mer Noire du VIIIe siècle au IIIe siècle avant J.-C. avec des poches qui se sont maintenues en Crimée et en Dobroudja jusqu’au Ier siècle avant J.-C.




À lire aussi :
Quand l’art devient une prise de guerre : le cas des objets scythes d’Ukraine


La question du retour de ces objets en Ukraine ou en Crimée occupée par la Russie a été l’objet d’un procès aux Pays-Bas, remporté en première instance et en appel par l’Ukraine. Les musées de Crimée se sont pourvus en cassation en janvier 2022.

La Mixoparthénos, statue emblématique du musée archéologique de Kertch, toujours conservée à Amsterdam, Iᵉʳ-IIᵉ siècle.
Carole Raddato from FRANKFURT, Germany, CC BY-SA 2.0

Au mois de mars 2022, des responsables criméens espéraient la mise en place d’un gouvernement prorusse à Kiev, qui aurait rendu les artefacts aux musées criméens en cas de nouvelle victoire juridique ukrainienne.

Il est donc important de contrôler ces artefacts non seulement pour des questions politiques liées à la reconnaissance juridique du contrôle de la Crimée, (qui fait partie des buts de guerre de la Russie), mais également pour des questions patrimoniales et identitaires, du fait du rôle des Scythes dans le roman national des deux pays.

L’autre point de tension sont les très nombreuses fouilles aussi bien de sauvetage – réalisées à l’occasion de travaux de construction- que programmées – organisées chaque année sur un même site – réalisées par des institutions russes sur le territoire de la Crimée.

Du fait de la quasi-absence de reconnaissance internationale de l’administration russe de la Crimée, les institutions ukrainiennes considèrent ces fouilles comme illégales et ont inscrit les principaux fouilleurs sur une liste noire /), les interdisant notamment d’entrée sur le territoire ukrainien.

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Des chercheurs roumains, italiens, français… sont également inscrits sur ces listes pour leur participation à des fouilles ou à des évènements scientifiques en Crimée depuis 2014.

La réserve archéologique de Chersonèse à Sébastopol, dans le sud-ouest de la Crimée, se transforme depuis 2017 à en « centre historique panrusse associé à la formation de la nation russe et de l’État russe unifié » suite à une initiative de Vladimir Poutine visant à lui donner une nette dimension identitaire.

Ruines de la ville de Chersonèse.
Wikimedia, CC BY

La préservation du patrimoine et d’institutions de recherche capables de tenir un discours scientifique, notamment sur l’Antiquité est un des enjeux du conflit pour l’Ukraine, alors que la Russie de Vladimir Poutine nie l’identité ukrainienne et se sert de la culture pour justifier son invasion en organisant des expositions en Russie sur le conflit et dans les territoires occupés sur l’administration russe de la région.

La guerre menée depuis le 24 févier 2022 par Moscou en Ukraine est lourde de conséquences au plan humain et matériel. Elle entraîne également un dommage collatéral de taille : le riche patrimoine archéologique du sud et de l’est de l’Ukraine est aujourd’hui menacé. Il faut dire que ces zones, particulièrement touchées par l’invasion russe, sont aussi celles où se concentrent des sites archéologiques majeurs ainsi que les institutions qui en recensent les trésors et les conservent.

La guerre en Ukraine a mis fin à la collaboration entre les chercheurs russes et ukrainiens qui domine la recherche sur l’histoire ancienne du nord de la mer Noire.

Si les institutions scientifiques comme le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg et quelques chercheurs russes soutiennent bruyamment l’intervention militaire russe en Ukraine, une partie des spécialistes de l’histoire ancienne de cette région a trouvé plus prudent de garder le silence ou de passer le printemps en Europe centrale ou occidentale.

L’essentiel des collaborations entre les institutions scientifiques russes et leurs homologues occidentales ont été suspendues depuis le début de l’invasion russe. C’est le cas aussi bien pour le CNRS que pour les institutions dont sont issus les archéologues polonais qui fouillaient avec des Russes à Tanaïs, site grec du IIIe-Ier siècle, près de Rostov-sur-le Don.

Les recherches archéologiques menées en Ukraine sur le patrimoine antique sont suspendues du fait du manque de disponibilité des archéologues ukrainiens et du danger. Les fouilles ukraino-polonaises à Olbia du Pont sont ainsi interrompues, du fait de la proximité de la ligne de front, mais le travail de recherche à distance se poursuit.

Les combats dégradent des sites archéologiques

Les combats menacent les sites archéologiques et les musées. Des kourganes (tumuli recouvrant des tombes), dont certains utilisés pendant plusieurs millénaires, ont ainsi été endommagés dans la région de Kherson par les travaux de fortifications ou par les combats. Ils constituent en effet des points hauts dans un paysage de steppe et servent traditionnellement d’observatoire lors des conflits.

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La réserve archéologique d’Olbia, située à l’ouest du port de Mykolayiv, au sud de l’Ukraine, a également reçu des projectiles russes.

Les travaux de fortification et leur corollaire, le creusement de tranchées, permettent la découverte de complexes archéologiques. Mais ceux-ci ne peuvent qu’être endommagés du fait du conflit et de l’urgence des travaux. C’est ce qui est arrivé en mai à quelques kilomètres au nord d’Odessa, où des militaires ont découvert des tessons et amphores qu’ils ont aussitôt apporté au musée archéologique de la ville.

Les musées ukrainiens mènent depuis la fin février une politique de protection de leurs collections, en les emballant ou en les évacuant vers des endroits plus sûrs.

Cette démarche est soutenue par différentes institutions et associations européennes, qui fournissent du matériel de protection, mais aussi des scanners pour préserver les archives. Ainsi le Polish Support Center for Culture in Ukraine coordonne l’aide de plusieurs musées européens notamment pour les musées de Kyiv, d’Odessa et d’Izmaïl et la réserve archéologique d’Olbia, aux riches collections antiques. L’aide est beaucoup plus limitée dans les villes les plus exposées aux combats (Kharkiv, Mikolayiv).

Cette solidarité internationale s’est aussi illustrée dès le 28 février 2022 par un effort de sauvegarde des ressources numériques sur le patrimoine ukrainien, ce qui inclut les archives en ligne des revues scientifiques.

Mais toutes les collections n’ont pas pu être mises à l’abri à temps, notamment dans le sud de l’Ukraine, où les villes sont tombées très rapidement aux mains des envahisseurs ou ont été encerclées.

Propagande russe

Le musée régional des traditions locales de Kherson a réouvert. À Melitopol, où l’armée russe est entrée dès le 25 février, le sort des collections est mieux connu. Les principaux objets ont été dissimulés par les responsables du musée dans l’espoir qu’ils échappent aux Russes et qu’ils puissent être évacués vers le territoire ukrainien non occupé.

Après leur découverte par les troupes russes, les médias russes ont titré sur la préservation de la collection, car les troupes russes ont empêché l’évacuation. Le directeur du musée, nouvellement nommé par l’administration russe, E. Gorlachev a ainsi présenté aux médias russes une partie des collections “préservées”, qui inscrivent pour le public russe Mélitopol dans le monde russe : les objets d’art scythes et les collections militaires liées notamment à la Grande guerre patriotique, autrement dit la Seconde guerre mondiale.

La propagande russe insiste ainsi sur la volonté de maintenir les collections sur place, probablement dans l’idée que ces territoires du sud de l’Ukraine ont vocation à être intégrés à la Russie.

À Marioupol, encerclée dès le 2 mars, le musée a subi des dégâts importants lors des combats. Le sort des collections est peu clair. La directrice du musée des traditions locales affirme qu’il ne reste que 5 % des collections, qu’elle a confiées aux autorités de l’autoproclamée République populaire de Donetsk pour évacuation à Donetsk.

Si les autorités séparatistes mettent en avant la nécessité de la protection de la collection, du fait que le musée de Marioupol, fortement endommagé, n’est plus en mesure de préserver les collections, le Ministre de la Culture et de la Politique de l’information ukrainien, O. Tkatchenko s’inquiète, sur son compte Telegram, du sort final de ce patrimoine et craint que ces objets soient plus tard envoyés en Russie.

Le sort du reste de la collection est inconnu : dissimulé par des Ukrainiens, pillé, détruit pendant les combats ?

Selon la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l’Ukraine, des Russes armés visitent les résidences des collectionneurs privés, et envoient les objets précieux en Crimée. Si cette dernière affirmation doit être vérifiée, il n’en reste pas moins que le contrôle du patrimoine antique est un des enjeux de ce conflit, puisqu’il a une dimension identitaire forte.

La Crimée, enjeu patrimonial et identitaire

Cette dimension identitaire était déjà un enjeu importante avec l’occupation de la Crimée par la Russie en 2014. Le patrimoine archéologique de cette région est depuis lors au cœur d’un conflit entre la Russie et l’Ukraine.

L’exposition « La Crimée : or et secrets de la mer Noire »organisée à Amsterdam en 2014 abritait des objets en provenance des musées ukrainiens de Crimée, liés notamment au monde scythe.

Les Scythes vivaient dans les steppes du nord de la mer Noire du VIIIe siècle au IIIe siècle avant J.-C. avec des poches qui se sont maintenues en Crimée et en Dobroudja jusqu’au Ier siècle avant J.-C.




À lire aussi :
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La question du retour de ces objets en Ukraine ou en Crimée occupée par la Russie a été l’objet d’un procès aux Pays-Bas, remporté en première instance et en appel par l’Ukraine. Les musées de Crimée se sont pourvus en cassation en janvier 2022.

La Mixoparthénos, statue emblématique du musée archéologique de Kertch, toujours conservée à Amsterdam, Iᵉʳ-IIᵉ siècle.
Carole Raddato from FRANKFURT, Germany, CC BY-SA 2.0

Au mois de mars 2022, des responsables criméens espéraient la mise en place d’un gouvernement prorusse à Kiev, qui aurait rendu les artefacts aux musées criméens en cas de nouvelle victoire juridique ukrainienne.

Il est donc important de contrôler ces artefacts non seulement pour des questions politiques liées à la reconnaissance juridique du contrôle de la Crimée, (qui fait partie des buts de guerre de la Russie), mais également pour des questions patrimoniales et identitaires, du fait du rôle des Scythes dans le roman national des deux pays.

L’autre point de tension sont les très nombreuses fouilles aussi bien de sauvetage – réalisées à l’occasion de travaux de construction- que programmées – organisées chaque année sur un même site – réalisées par des institutions russes sur le territoire de la Crimée.

Du fait de la quasi-absence de reconnaissance internationale de l’administration russe de la Crimée, les institutions ukrainiennes considèrent ces fouilles comme illégales et ont inscrit les principaux fouilleurs sur une liste noire, les interdisant notamment d’entrée sur le territoire ukrainien.

Des chercheurs roumains, italiens, français… sont également inscrits sur ces listes pour leur participation à des fouilles ou à des évènements scientifiques en Crimée depuis 2014.

La réserve archéologique de Chersonèse à Sébastopol, dans le sud-ouest de la Crimée, se transforme depuis 2017 à en « centre historique panrusse associé à la formation de la nation russe et de l’État russe unifié » suite à une initiative de Vladimir Poutine visant à lui donner une nette dimension identitaire.

Ruines de la ville de Chersonèse.
Wikimedia, CC BY

La préservation du patrimoine et d’institutions de recherche capables de tenir un discours scientifique, notamment sur l’Antiquité est un des enjeux du conflit pour l’Ukraine, alors que la Russie de Vladimir Poutine nie l’identité ukrainienne et se sert de la culture pour justifier son invasion en organisant des expositions en Russie sur le conflit et dans les territoires occupés sur l’administration russe de la région.



Thibaut Castelli, Chercheur associé, spécialisé dans l’étude de la mer Noire antique, Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

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